Doit-on bannir les mots ATTIRER et RETENIR du verbatim corporatif?

Espérer attirer et retenir les employés sans changer quoi que ce soit à son approche, c’est donner des coups d’épée dans l’eau. C’est coûteux et contre-productif.

Pour réussir à sortir du lot et contrer la pénurie de main d’œuvre, les entreprises doivent ajuster le tir. Plus que jamais, il est essentiel d’être à l’écoute et agir de manière à répondre aux attentes et aux besoins de leurs employés actuels et attendus.

Les chiffres et les faits sont sans appel! Pas plus tard que la semaine dernière, Olivier Schmouker révélait qu’un récent sondage, mené par le moteur de recherche d’emploi Indeed, démontre que seuls 16 % des employés envisagent rester fidèle à leur employeur pour les 5 prochaines années. Le titre de son article? Employeurs, 1 employé sur 3 s’apprête à vous plaquer!

Il y a de quoi réfléchir. Et son article s’ajoute à une longue liste d’études et d’articles sur le sujet.

Bannir le mot ATTIRER

Pourquoi je propose de bannir le mot ATTIRER du verbatim corporatif? Le mot en soi n’est pas vilain. C’est plutôt l’approche et les efforts déployés qui clochent. Qu’on se le dise, le jeu de la grande séduction ne pogne plus. Tenter de séduire ou d’attirer dans vos filets d’éventuels talents n’a rien d’attractif. Il faut plus que des mots. Les employés en ont vu d’autres… ils cherchent autre chose.

Et c’est justement sur cet « autre chose » qu’il faut s’attarder. Acquérir un nouveau talent dans l’entreprise exige de faire ses devoirs. Entre autres, se demander en quoi l’entreprise peut réellement s’avérer une plus-value pour un employé. Pour y arriver, les entreprises doivent déterminer ce que cherchent les employés convoités et s’engager à répondre à leurs attentes et leurs besoins. C’est ce WOW qu’ils cherchent, mais attention… ils cherchent un WOW authentique. Pas de fausse représentation.

Mais il y a plus…

Bannir le mot RETENIR

Une fois que la personne au talent convoité accepte l’offre d’emploi, l’entreprise doit réussir à la retenir le plus longtemps possible. C’est vraiment là que le fun commence, car, ne l’oublions pas, rien n’est gagné d’avance. Alors, doit-on bannir le mot retenir du verbatim corporatif? À vous d’en juger.

Une chose est certaine, même si la rémunération figure, selon l’article de M. Schmouker, en tête de liste des incitatifs pour garder les employés et que les avantages, promotions et flexibilité quant à l’horaire de travail suivent de près, il est difficile d’envisager de retenir ses employés si leur seul souhait est de la quitter!

Malheureusement, nombreuses sont les entreprises qui réagissent sur le tard et croient que leur myriade d’avantages suffira à elle seule à retenir les employés. Ainsi, les partys de départ se succèdent et donnent un peu plus l’envie aux autres d’en faire autant. C’est la raison pour laquelle je propose de remplacer le mot retenir par engagement.

Les employés ont besoin de valorisation, de grandir, de passer d’une expérience à une autre et sentir qu’ils contribuent à quelque chose. En créant un lien fort entre leur gestionnaire et eux, mais aussi entre chacun de leurs collègues, vous augmentez vos chances de réussite. Pour cela, vous et vos gestionnaires devez être sur la coche, c’est-à-dire d’être en mesure d’agir de manière à ce que vos employés ne songent pas à vous plaquer!

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